Le ZOO d’Anvers

Le ZOO d’Anvers

Le ZOO d’Anvers

Tableaux de répartition de plus en plus puissants, locaux techniques de plus en plus réduits

Le ZOO d’Anvers, situé près de la célèbre Gare d’Anvers-Central, fait actuellement l’objet d’un important projet de construction. Les constructions existantes sont rénovées et de nouveaux bâtiments sont ajoutés. Les espaces techniques, relativement réduits, représentaient un sérieux défi pour l’installateur, mais Legrand a proposé une solution.

Eric Van Aerden
Fondateur de Impuls.e

Patrick Toussaint
Application Engineer chez Legrand

Le ZOO d’Anvers est une honorable institution à la riche histoire. La Société royale de Zoologie d’Anvers (KMDA, Koninklijke Maatschappij voor Dierkunde van Antwerpen) – nom officiel de l’institution – a été fondée en 1844. Une bonne dizaine d’années plus tard, le premier bâtiment a été construit : le temple égyptien, qui abrite actuellement les éléphants. En ce temps-là, la gare centrale était encore un bâtiment en bois ! Au fil des années, bien d’autres bâtiments sont venus s’y ajouter, dont certains sont désormais protégés, ce qui ne facilite pas spécialement les choses.

« Il faut effectivement faire attention à ce que l’on fait au niveau des anciens bâtiments », confirme Eric Van Aerden, directeur d’Impuls.e, l’entreprise en charge de tous les travaux d’électricité. « Le temple égyptien est resté identique à l’extérieur, mais l’intérieur a été rénové. Le bâtiment des buffles est à moitié neuf et à moitié rénové. La Savane, un grand restaurant en libre service avec vue panoramique sur un troupeau de buffles du Cap et des centaines d’oiseaux, est elle aussi entièrement neuve, tout comme le magasin à l’entrée. C’était donc différent pour chaque bâtiment, et presque toujours pour des contractants différents, car d’autres projets étaient en cours simultanément. En bref, un sacré défi.

Cependant, ce qui nous a particulièrement frappés, c’était le manque de place pour les tableaux de répartition. Les anciens bâtiments ne disposent pas de grands locaux techniques ; y intégrer des techniques modernes n’était donc pas chose aisée. Et, pour être franc, ce n’est guère mieux dans les nouveaux bâtiments. Il a donc fallu beaucoup mesurer et adapter, et parfois pousser de bons coups de gueule. Mais après près de 3 ans de travaux, nous y sommes presque et tout est en ordre, notamment grâce à la collaboration de Legrand ».

Les exigences augmentent, les espaces diminuent

Legrand a fourni la totalité du matériel électrique : les tableaux généraux basse tension (à peu près tous les types de la gamme 4000), les chemins de câbles et les prises de sol. Et ce n’est pas tout : l’ingénierie sur les tableaux de répartition a aussi été réalisée en coopération avec l’installateur.

D’après Patrick Toussaint, Application Engineer chez Legrand, il n’est plus possible de faire autrement. « Dans ce genre de projets, cela fait longtemps que nous ne nous limitons plus à la seule fourniture des produits. C’est tout simplement devenu impossible. Pour tous les projets de cette envergure, nous offrons, en tant que fabricant, un support complet, des calculs jusqu’à la détermination des sections de câbles. Et cela est nécessaire, car l’un des grands problèmes de ce siècle, du moins dans notre domaine, c’est selon moi que les espaces techniques deviennent de plus en plus compacts, surtout dans les bâtiments commerciaux, où chaque mètre carré compte, tandis que, d’autre part, les systèmes sont de plus en plus puissants, et de plus en plus de cercles viennent s’y ajouter.

Eric Van Aerden l’a déjà dit, mais c’est absolument incontestable et c’est un phénomène rare. En tant que fabricant, nous devons répondre à ce problème en concevant des appareils de plus en plus petits. Ici, au Zoo, nous avons dû encore chercher d’autres solutions, comme diviser les tableaux : le tableau avec les blocs d’alimentation à un endroit, et le tableau de l’éclairage ou le tableau principal à l’étage. À l’intérieur, les tableaux sont modulaires et on peut à tout moment les modifier, ainsi que leur hauteur, mais en fin de compte, il faut concevoir manuellement ces tableaux. Sur ce chantier, les choses ont parfois dû être calculées au millimètre près ».

Coupure du courant, fermeture des portes

Les tableaux de répartition sont aussi équipés de sor te que les cercles, et donc aussi tous les automates, puissent être remplacés sans que l’on ait besoin de couper le courant. C’est d’ailleurs une chose qui est de plus en plus demandée. À de nombreux endroits, il est en effet devenu impossible de couper le courant pour effectuer de petites réparations, parce que beaucoup de commerces sont commandés par PC ou PLC. Une coupure de courant peut avoir de lourdes conséquences financières et opérationnelles.

« En tant que fabricant, nous tenons naturellement compte de cela, confie Patrick Toussaint. Et ce n’est pas la seule chose. On nous fait parfois des demandes inhabituelles. Par exemple, normalement, toutes les portes doivent s’ouvrir si une alarme sonne. Une fois, nous avons conçu une installation pour une prison, et il fallait donc que ce soit le contraire. Et c’est aussi le cas pour certains bâtiments ici, au Zoo. On ne peut pas imaginer qu’en cas de panne de courant, la porte de la cage des loups, par exemple, se retrouve grande ouverte. Il faut tenir compte de tout cela lorsque l’on conçoit un tableau. Une dernière chose : la Belgique est le seul pays au monde où l’éclairage est placé dans les tableaux de répartition, on ne trouve cela nulle part ailleurs. Nous avons donc également dû développer cet aspect. Dans notre domaine, la flexibilité est un atout considérable ».